IMG_8209-300x197 IMG_8232-300x179

Accord OIF-RNF pour la mise en œuvre en Afrique du projet Femmes jeunes et normalisation

Le 1er février 2017 est un grand jour pour la normalisation et la Francophonie, puisque le RNF et l’OIF ont uni leurs forces et signé une entente qui leur permettra de créer et d’animer les toutes premières cellules Femmes, jeunes et normalisation.

Les pays choisis pour cette première entente, que nous souhaitons voir se multiplier, sont le Burkina Faso, le Sénégal, le Cameroun et Madagascar.

La conclusion de cette entente s’est déroulée dans le cadre d’une signature protocolaire entre Denis Hardy, président du RNF, et Adama Ouane, administrateur de l’OIF, le tout en présence de la ministre des Relations internationales et de la Francophonie du Québec (MRIF), Mme Christine St-Pierre.

Le président du RNF n’a pas manqué de souligner sa fierté de contribuer de façon concrète à la Francophonie économique par la mise en œuvre d’un projet porteur et fédérateur. Il a tenu à remercier chaleureusement la ministre et son équipe pour le soutien apporté au RNF. « Le projet Femmes, jeunes et normalisation contribuera à l’essor de l’Afrique francophone au cours des années à venir, d’abord et avant tout, grâce à l’expertise de nos organismes africains de normalisation. Avec les cellules nationales Femmes jeunes et normalisation, nous mettons à leur disposition un levier de développement économique dont ils seront maîtres d’œuvre et qui servira de modèles d’économie durable pour d’autres pays », a affirmé M. Hardy.

Pour l’occasion, la Secrétaire générale du RNF, Mme Marie-Claude Drouin, pouvait compter sur la présence de tous ses membres du conseil d’administration du Canada, soit Mme Sylvie Lafontaine, vice-présidente, Solutions de normalisation, au Conseil canadien des normes, M. Jean Rousseau, directeur principal du BNQ, Mme Christina Vigna, directrice de la Francophonie et de la Solidarité internationale (MRIF) et M. Jean-Pierre Ndoutoum, directeur de l’Institut de la Francophonie pour le développement durable. Mme Lorraine Simard, présidente CBleue inc., qui, en 2012 a créé au Cameroun pour le compte du RNF le premier comité Femmes et normalisation, était aussi présente pour l’occasion.

Rappelons que les cellules nationales Femmes, jeunes et normalisation seront créées et animées sous l’égide des organismes nationaux de normalisation. Elles auront pour principal objectif de créer des communautés de pratique qui offrent aux femmes et aux jeunes entrepreneurs des activités d’information, de formation et d’accompagnement pour qu’ils puissent intégrer les normes dans leurs opérations.

La vision du projet Femmes, jeunes et normalisation est de créer les conditions dans la Francophonie pour renforcer les capacités des femmes et des jeunes à appliquer les normes et les systèmes de contrôle de la qualité dans leur entreprise afin de faciliter leur intégration dans l’économie formelle.

Pour créer ces conditions et assurer la pérennité des cellules, quatre conditions de succès ont été définies afin de nous permettre d’accompagner les femmes et les jeunes entrepreneurs de façon efficace et durable vers une culture de la normalisation.

  • Fédérer les acteurs nationaux de la normalisation et du commerce vers un but commun de renforcement de la capacité des femmes et des jeunes à appliquer les normes et les systèmes de contrôle de la qualité dans leur entreprise
  • Rejoindre les femmes et les jeunes et susciter leur intérêt quant à l’importance des normes
  • Mettre les femmes et les jeunes en réseau
  • Renforcer leurs compétences en matière de normalisation et d’infrastructure qualité

C’est en tous points ce que les cellules Femmes, jeunes et normalisation permettront de concrétiser!

En terminant, soulignons que ce projet a été bâti avec une intelligence collective et a nécessité un travail de longue haleine avec toutes nos parties prenantes. Il nous a fallu travailler à plusieurs têtes, ensemble, en tenant compte des réalités du terrain, pour arriver à transformer l’idée en un projet concret qui voit maintenant le jour. Ce projet est appuyé sur des bases solides, et il suscite notre plus grande fierté. C’est là toute la force des réseaux de la Francophonie.


Lien vers la nouvelle sur le site de l’OIF